Les noces de platine de Marie et Raymond Pauget
- 5 mai 2017
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Fêter les 70 ans de mariage d’un couple a quelque chose d’irréel aujourd’hui. Et pourtant.
Ils sont nés, lui, le 6 septembre 1922, à Bâgé-la-Ville, entre un frère et une sœur, elle, Marie Chambard, un an plus tard à Feillens, le 9 septembre 1923, deuxième d’une fratrie de 8 enfants. C’est la grande guerre, celle qu’ont vécu leurs pères, deux anciens poilus de 14, qui les a rapprochés. Rescapés du même régiment ceux-ci se sont retrouvés et rendu visite l’un à l’autre. Les enfants se sont rapprochés. Bâgé, Feillens, c’était presque des voisins. Mais en ce temps-là, à pieds, les distances étaient importantes.
De l’école des champs
Marie, comme la jeunesse de cette époque, était plus souvent dans les champs, à garder les troupeaux ou à conduire le cheval devant la charrue, qu’à étudier à l’école, contre son gré d’ailleurs. Le travail à la ferme au côté du père était aussi le lot de Raymond.
La guerre, Raymond devait en connaître les effets quand, entre juillet 1942 et février 1943, il sera mobilisé dans les chantiers de jeunesse à St-Laurent-du-Pont (Isère) avant d’être appelé au STO (service du travail obligatoire), dans la région de Lorient. Un casernement dont il parviendra à s’enfuir avec deux autres compagnons avant son transfert en Allemagne pour vivre ensuite dans la clandestinité. La signature de l’Armistice le rendra à la liberté après un bref séjour à La Valbonne où il rencontrera André Burtin.
Les noces de Marie et de Raymond ont été célébrées le 9 avril 1947 à Feillens. Mais ils furent quatre, ce jours-là, à se présenter devant le maire. Lucien, le frère aîné de Raymond, épousait aussi Louise, la sœur aînée de Marie !
A la responsabilité en entreprise
C’est, travaillant dans la ferme aux côtés des parents de Raymond, qu’ils ont vécu leurs premières années de couple. Une exploitation plus importante sera nécessaire pour nourrir les deux familles qui s’installeront, plus tard, à St-Julien-sur-Veyle. Les cinq premiers enfants du jeune couple : Annie, Pierre, Yves, Michel et Guy y naitront. Ils auront aussi la douleur de perdre l'un d'eux, Guy, dans les premiers mois de sa vie.
En 1957, ses retrouvailles avec André Burtin offriront à Raymond l’opportunité d’entrer dans la fabrique de matériaux pour bâtiment de Curciat-Dongalon. Esprit fécond, actif et dynamique, il sera remarqué et rapidement promu contremaître. Raymond dirigera ainsi jusqu’à 25 employés sur les différents postes de fabrication et de livraison. Marie donnera le jour aux trois derniers enfants du couple : Christian, Brigitte et Bernadette.
Et la correspondance de presse
Dans la maison qu’ils firent construire, la vie s’écoulera entre les grands enfants et les plus jeunes. Pour Marie les travaux d'hercule, dans la maison, le ménage, le jardinage et l'éducation des nombreux enfants. Pour Raymond, le travail au dehors, la fabrique et la direction des équipes. Du travail, encore du travail...
Les enfants ont grandi, la maison s’est vidée peu à peu... Le 1er janvier 1983 Raymond songe à prendre sa retraite. Mais ce sera une retraite active. Comme président du club de l’amitié, pour lequel il organisera quelque 17 voyages, ou encore avec le comité des Fêtes dont il sera, quelques années durant, le trésorier. Il se consacrera également à l’écriture, en devenant correspondant du journal le Progrès, pendant 5 ans, puis de la Voix de l’Ain quinze années durant.
Une nombreuse descendance
Désormais domiciliés à St-Bénigne, Marie et Raymond ont fêté leurs 70 ans de vie commune chez Jean-Pierre Munoz, à la date anniversaire (9 avril) de leur mariage, entourés de leurs enfants et conjoints Ils sont les grands-parents de 16 petits-enfants et comptent 17 arrières-petits-enfants.
























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